Présentation

Né à Alexandrie en 1887, Georges Hanna Sabbagh arrive à Paris en 1906. Il fréquente l'atelier de Levy Dhurmer avant de suivre les enseignements de Maurice Denis, Paul Sérusier et Félix Vallotton à l'Académie Ranson.
Proche des peintres de l'École de Paris (Modigliani, Soutine...), il admire les grands maîtres : Mantegna, Piero della Francesca, Dürer mais aussi Cézanne.
Après un passage à Pont-Aven, c'est en Bretagne, auprès de Maurice Denis et de ses amis Yves Alix et Jules Zingg qu'il prend conscience d'un renouveau de la peinture, où la réalité intérieure prend le pas sur la réalité physique.
Marquée par le cubisme et la construction volumétrique de la réalité, son œuvre conservera toujours cette volonté de construire l'espace. Il en résulte un style sobre, où les formes sont définies par des contours précis ou par la couleur appliquée généreusement. Les grandes compositions, les tons sourds, les jeux de lumière et de clair-obscur sont caractéristiques de son art.

Peintre de paysages, de nus, de portraits et de natures mortes, il trouve ses sujets en Bretagne, dans la Creuse ou en Provence et ses fréquents voyages en Égypte lui donnent l'occasion de renouveler son inspiration et de promouvoir l'art français contemporain à travers l'organisation d'expositions officielles pour l'État égyptien.

Historique

1887
18 août, naissance de Georges Hanna Sabbagh à Alexandrie (Égypte).

1898
Georges Sabbagh fait ses études classiques au collège des Jésuites français du Caire.

1906
Il arrive à Paris pour étudier le droit, le chant puis la peinture.

1910
Il entre à l’Académie Ranson, où il a pour professeurs Maurice Denis et Paul Sérusier, et se lie d’amitié avec Yves Alix, André Lhotte et Amedeo Modigliani.

1912
Il effectue son premier voyage en Italie, où il découvre notamment les œuvres de Mantegna, qui le marqueront durablement.

1916
Après s'être engagé dans l'armée britannique en 1914, il est démobilisé et épouse, à Paris, Agnès Hubert, ancienne élève, elle aussi, de l’Académie Ranson, connue sous le pseudonyme Agnès Sabert.
Au cours de l’été, sa formation achevée, il se rend à Pont-Aven puis à Perros-Guirec (La Clarté), où il retrouve Maurice Denis, Yves Alix et Jules Zingg.
Il y commence sa carrière de peintre.
De retour à Paris, il travaille au côté de Félix Vallotton.

1917
Sa première exposition a lieu à Paris, Galerie Chéron. Il peint "Agnès à Ploumanac’h", première œuvre sur le thème de la famille.
Naissance de son premier fils, Jean.

1918
Il devient sociétaire des Artistes indépendants avec ses amis Antral, Foujita, Goerg et Lurçat.
Naissance de son second fils, Pierre.

1920
Les paysages bretons sont une vraie source d’inspiration : La Ville de Guingamp, Ma fenêtre à Ploumanac’h, L’Orage à Ploumanac’h, Synthèse de Ploumanac’h, L’Église de La Clarté.
Poursuivant également ses recherches sur le thème de la famille, il peint La Robe bleue, Agnès et Pierre à La Clarté ; il regroupe ses personnages, dans L’Artiste et sa famille à La Clarté et résume ses premières années de peinture dans L’Atelier du peintre à La Clarté, œuvre qui sera exposée au Salon des Indépendants.
La mort de sa mère est l’occasion de son premier retour en Égypte : les paysages de son enfance renouvellement son inspiration.

1921
Il expose au Salon d'Automne sa toile "Les Sabbagh à Paris". Il expose également aux Tuileries et dans plusieurs galeries, notamment chez Berthe Weill et Druet. Des critiques – René Jean, Thiébault Sisson, Jean-Louis Vaudoyer ou encore Andy Warnod – le suivent et le soutiennent.

1922
"Le Nu à la fourrure", peint l'année précédente, est le pôle d’attraction du Salon des Indépendants.

1923
Durant cette période, Georges Sabbagh peint dans la Creuse. Sa peinture semble amorcer un tournant vers plus de sérénité.

1926
Georges Sabbagh est maintenant connu en Europe, mais également aux États-Unis et au Japon.
L’artiste revient à Ploumanac’h, peint à Crozant en automne, à Paris l’hiver, en Égypte au printemps.

1927
Il présente sa grande composition "Le Bain".

1930
Il obtient la nationalité française et est décoré de la Légion d’honneur.

1933
Il est chargé de mission auprès des autorités égyptiennes pour l’organisation d’une exposition des trésors français appartenant à l’État égyptien.
À Paris, il est nommé président de la section Peinture de la Société du Salon d’automne

1935
Toujours fasciné par la vie sur le Nil, il commence une longue série sur le thème des felouques.

1936
Il organise au Caire et à Alexandrie une exposition de peinture française contemporaine (Brianchon, Dunoyer de Segonzac, Lotiron, Marquet, Oudot…). Ces fonctions officielles ajoutent à la réputation grandissante du peintre.

1939
Il donne des cours à l’École des Beaux-arts du Caire.

1944
Georges Sabbagh est commissaire général de l’exposition française qui regroupe à Alger les œuvres des musées du Caire, Alexandrie, Beyrouth et Jérusalem.

1945
De retour en France, il expose à nouveau au Salon d’automne, à Paris.

1946
Il peint en Égypte, à Chypre et au Liban.

1951
Georges Sabbagh meurt subitement à Paris, le 9 décembre.

Collections Publiques

Musée National d’art moderne, Paris

Musée de la Ville de Paris

Hôtel National des Invalides, Paris

Musée d’histoire contemporaine-BDIC, Paris

Musée départemental de l’Oise, Beauvais

Musée des Années Trente, Boulogne-Billancourt

Musée de peinture et de sculpture, Grenoble

Musée des Beaux-arts André Malraux, Le Havre

Musée départemental Maurice Denis « Le Prieuré », Saint-Germain-en-Laye

Musée des Beaux-arts de Tourcoing

Musée d'Histoire, Verdun

Musée de Rio de Janeiro