Présentation

Découvert par André Breton en 1958, l’art très coloré de Yves Laloy oscille entre des compositions rythmiques aux formes géométriques, héritage de sa formation d’architecte, et la création d’êtres hybrides et fantastiques associés à des jeux de mots, rappelant le goût des surréalistes pour le détournement des images et du langage.

Cet esprit solitaire fut souvent associé aux surréalistes en raison de son amitié avec André Breton et de sa présence récurrente dans les expositions dédiées au groupe. Il suscita « l’émerveillement » de Breton par l’atmosphère magique que le chef de file des surréalistes décela dans ses toiles . Ses motifs géométriques ou biomorphiques, sa composition très rigoureuse, sa palette riche et pure, l’apparentent pourtant plus à l’abstraction.
Les jeux de mots qu’il introduit dans ses toiles, créent un rapport de concordance sons/images humoristiques (Sot VI) qui évoque les travaux des surréalistes. Pourtant, Laloy a toujours refusé de devenir membre du mouvement surréaliste en refusant notamment de publier dans les revues dirigées par Breton.

Historique

1920
Yves Laloy naît le 13 juin à Rennes, dans une illustre famille d'architectes.

1945
Après des études dans l'atelier de l'architecte Roger-Henri Expert et à l'École des Beaux-arts de Paris, il obtient son diplôme d'architecte. Il exerça cette profession à partir de 1948 dans le cabinet de son père et commença à peindre à la même époque.

1952
Il abandonne définitivement l'architecture pour se consacrer à la peinture. Il peint "Le Grand casque" et expose ses premières oeuvres à la galerie D'Orsel à Paris.

1954
Il voyage en Europe et en Égypte.

1958
Une exposition lui est entièrement consacrée à la galerie La Cour d'Ingres à Paris où Laloy est présenté par André Breton. Dans la préface du catalogue, Breton souligne le caractère magique des oeuvres de Laloy en les comparant aux tableaux de sable des Indiens Navajo de l'Arizona, oeuvres éphémères exécutées au cours de rituels sous la direction d'un chaman.

1959
Il expose à Paris et à l'étranger, notamment à Bâle, Hambourg, Milan et New York.

1965
Laloy voyage aux Antilles, au Pérou et à New York. Cette année-là, André Breton publie "Le Surréalisme et la peinture" et choisit comme illustration pour la couverture une toile de Laloy "Les Petits pois sont verts... Les petits poissons rouges".

1970
Il rédige un ouvrage sur ses réflexions esthétiques, "La Beauté et ses à-côtés". Il ne sera jamais édité.

1972
Il expose à Paris, Milan, Bâle.

1973
La galerie Schreider à Bâle lui consacre une exposition personnelle.

1989
Il participe à des expositions surréalistes à Bâle et à Milan

1999
Yves Laloy décède à Cancale le 8 septembre.

Collections Publiques

Musée des Beaux-arts de Rennes

Musée de Grenoble